Economies et travail de la sexualité

Je m’intéresse ici aux économies formelles de la sexualité — que je cherche à interroger via trois terrains. Ce projet part d’un constat : de nombreux travaux notamment aux États-Unis se sont intéressées aux impacts du capitalisme de plateforme sur les conditions de travail. En revanche, plus rares sont les travaux sociologiques qui ont été consacrés directement à l’étude de l’économie légale de la sexualité, et notamment l’émergence de nouveaux marchés. Ces marchés contestés sont pourtant loin d’être anecdotiques en termes d’argent échangé, et de travailleurs concernés. Ce projet, au croisement de la sociologie de la sexualité, du genre, économique et du travail entend étudier cette question à partir de plusieurs terrains — et notamment les plateformes de sexcaming.

Depuis 2017 : Membre du projet de recherche « Eco-Intime » (Économies de la sexualité sur Internet), sous la responsabilité scientifique de J. Finez (PACTE, Université Grenoble-Alpes, France) et financé par l’Agence Nationale de la Recherche française dans le cadre des « Initiatives d’Excellence ». Responsable du volet travail portant sur l’analyse des travailleur.ses de ces plateformes, ainsi que d’un volet sur les clients et spectateurs (avec Jean Finez et Anne Sophie-Beliard (PACTE, Université Grenoble-Alpes, France).