Economies et travail de la sexualité

Depuis 2017 : Les Économies et le travail de la sexualité Projet ECO-INTIME

Une première recherche postdoctorale a porté sur les économies de la sexualité, et plus particulièrement les économies de la sexualité en ligne. Ce projet a été financé en partie par le dispositif ECO-INTIME — Idex Université de Grenoble. J’ai été responsable de l’axe « travail » de ce projet. Mon programme s’est focalisé sur l’étude des trajectoires des travailleuses du sexe en ligne, aussi appelées « cam-girls » ou « cam-boys ». Un premier papier a été publié (Brasseur, Finez, 2019), et plusieurs sont en cours d’écriture. Il entre dans une réflexion plus globale sur la marchandisation de la sexualité (Brasseur, Finez, 2020, Introduction du numéro de la Revue française de Socioéconomie).

Je m’intéresse ici aux économies formelles de la sexualité — que je cherche à interroger via trois terrains. Ce projet part d’un constat : de nombreux travaux, notamment, aux États-Unis, se sont intéressés aux impacts du capitalisme de plateforme sur les conditions de travail. En revanche, plus rares sont les travaux sociologiques qui ont été consacrés directement à l’étude de l’économie légale de la sexualité, et notamment l’émergence de nouveaux marchés. Ces marchés contestés sont pourtant loin d’être anecdotiques en termes d’argent échangé, et de travailleurs concernés. Ce projet, au croisement de la sociologie de la sexualité, du genre, économique et du travail, entend étudier cette question à partir de plusieurs terrains — et notamment les plateformes de sexcamming.

Depuis 2017   Membre du projet de recherche ECO-INTIME – Économies de la sexualité sur Internet. Responsabilité scientifique : Jean Finez (PACTE, Université Grenoble-Alpes, France).

Financement : Agence Nationale de la Recherche française dans le cadre des «Initiatives d’Excellence».

Responsable du volet travail portant sur l’analyse des travailleur.ses de ces plateformes. Membre du volet sur les clients et spectateurs (avec Jean Finez et Anne Sophie-Beliard)