Une sociologie du covid pendant le COVID

Depuis 2020 : Une sociologie du suicide pendant le COVID

Si un certain nombre de suicides liés au contexte actuel ont été rapportés, il n’existe pas à l’heure actuelle de données épidémiologiques solides quant à une éventuelle augmentation des décès par suicide liée à la pandémie de COVID-19, que ce soit au sein de la population générale, ou de la population des individus ayant des antécédents de TS. De même, en amont des modifications visibles de l’incidence des TS et des décès par suicide, des modifications concernant les idées suicidaires pourraient être observées. Au-delà de l’impact de la pandémie et des mesures sanitaires sur les idéations et conduites suicidaires se pose la question du bouleversement de leur prise en charge. Celle-ci est majoritairement réalisée, en France, par les services d’urgence des hôpitaux publics et pourrait donc avoir été largement dégradée à l’occasion de la pandémie. En effet, les priorisations induites par le surcroît d’activité dans certains établissements sont susceptibles d’avoir altéré la prise en charge des patients présentant une problématique suicidaire, déjà dévalorisée avant la crise.

Depuis 2021    Membre du projet IPACOS (INSERM/DRESS) – Impact du contexte pandémique de COVID-19 sur les conduites suicidaires et leur prise en charge.

Financement : APP DREES— Le suicide et sa prévention.

Responsables scientifiques : Guillaume Vaiva. (Lille Neurosciences et Cognition U117, INSERM, CHU Lille), Marielle Wathelet (Médecine santé publique Univ. Lille).Responsable du volet qualitatif. Analyse par entretiens des difficultés de prise en charge des tentatives de suicide propres au contexte pandémique. Entretiens auprès de professionnels de santé (médecins traitants, psychiatres, réanimateurs, urgentistes, infirmières, aides-soignantes) mobilisés pour la prise en charge des TS. Terrain : dans un hôpital d’une grande métropole et l’autre en périphérie. 50 entretiens, 300 heures d’observations.